Décentralisation du contrôle technique : le site du Cices démarre ses opérations





Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, a visité, lundi, le site de contrôle visuel technique installé au Cices pour désengorger celui de Yarakh. À l’en croire, cette logique de décentralisation permettra de passer d’un délai de 21 à un jour. Du côté des chauffeurs, c’est le bonheur d’en finir avec les longues files occasionnant des embouteillages. 

L’opération de désengorgement du Centre de visite technique de Yarakh a démarré avec la mise en service d’un poste de contrôle au Cices. Ce site est réservé aux véhicules particuliers âgés entre 3 et 9 ans. Sous une tente dressée au milieu de l’esplanade, des agents de contrôle manipulent les pupitres de détection d’anomalies. À près de 10 mètres du dispositif technique, les conducteurs roulent au pas suivant les trois files constituées à l’aide de barrières. En visite sur le site, lundi matin, pour constater le début des opérations, le Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, a salué cette nouvelle organisation qui a pour objectif de soulager les usagers et d’éviter les embouteillages aux alentours du  centre. « Le site de Yarakh reçoit en moyenne 1200 véhicules par jour. C’est pour décongestionner ce site qu’on a commencé la dématérialisation. Au Cices, il s’agit d’un contrôle visuel strict avec des outils informatiques pour détecter les anomalies. Il reçoit les véhicules âgés entre 3 et 9 ans. L’objectif est de ne plus avoir d’embouteillages causés par les visites », dit le Ministre. Ceci permettra, selon lui, de passer de 21 à un jour de délai d’attente. Le site de contrôle technique du Cices sera fonctionnel pendant un mois. Toutefois, Mansour Faye n’écarte pas une prolongation en fonction des résultats engrangés. « À l’issue de ce délai, nous allons apprécier la situation et prendre les décisions qui s’imposent », a-t-il déclaré.

Les usagers applaudissent

Yarakh était devenu un calvaire pour les automobilistes qui y passaient des journées pour effectuer le contrôle. La délocalisation de ce service constitue donc un ouf de soulagement pour eux. Portière ouverte, Mouhamed Diallo se laisse bercer par des notes musicales. En blouson bleu, casquette sur la tête, le jeune homme de 30 ans, à bord d’un véhicule de marque « Dacia », applaudit cette initiative qui, à son avis, permettra aux usagers de gagner du temps. « C’est une bonne idée. Je passais toute une journée à Yarakh pour effectuer le contrôle technique. La délocalisation des sites de contrôle technique permettra de gagner du temps et de lutter contre les embouteillages et l’insécurité routière », apprécie Mouhamed Diallo. Daouda Diop est juste derrière lui. Au volant d’un 4X4, l’automobiliste embouche la même trompette. « Ça fait le bonheur de tous. Il évitera sûrement les tensions entre chauffeurs », espère-t-il. Ibrahima Dia jubile d’une décision « qui ravit tout le monde ». « À Yarakh, tout le monde souffrait, automobilistes comme piétons. C’était le calvaire à cause des embouteillages à longueur de journée », déclare Daouda qui souhaite une prolongation à l’issue des 30 jours.

Demba DIENG

Des pôles régionaux annoncés avant la fin de l’année

Dakar concentre près de 70 % du parc automobile du Sénégal. Pour corriger ce déséquilibre, Mansour Faye estime qu’il faut ériger des pôles régionaux afin de soulager les usagers et lutter contre les embouteillages. À l’en croire, des réflexions sont en cours pour avoir des centres de contrôle technique dans chaque région. « Tout le monde ne peut pas venir à Dakar pour passer le contrôle technique. Nous sommes en train de travailler pour mettre en place, d’ici la fin de l’année, des pôles régionaux afin de soulager les automobilistes », informe le Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. D. DIENG

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